Démocrite, inventeur de l’atomisme conçoit le monde composé de particules qui interagissent entre elles.

Il a inspiré les épicuriens et les hédonistes qui considèrent cette interaction en tant qu’échange des contacts physiques entre l’Homme et son entourage. La particularité de l’hédonisme est qu’il est dans la nature de l’Homme de fuir la douleur pour rechercher les plaisirs de l’existence : c’est à travers la connaissance de ces plaisirs que l’on atteint la sagesse.

Démocrite, lui avait choisi de fuir le monde qu’il considérait mauvais, pour observer la nature et s’y confondre.

Les épicuriens puis les eudomonistes  décident de participer au monde dans le but d’y être heureux, finalité suprême de tout individu.

Hédonisme, épicurisme, eudomonisme : ce sont des réponses au consumérisme effréné de nos sociétés. Un remède à l’obésité infantile, par exemple.

Enseigner à un enfant l’infini plaisir d’une simple cuiller de miel, la saine activité physique en dehors de toute compétition, le bonheur de la fatigue après une oeuvre accomplie.

On ne peut pas s’empêcher de penser à Théodore Monod, chercheur d’absolu, qui, au milieu du désert  a repensé le monde des vivants, alors que géologue il analysait les masses inertes des minéraux.

Je ne cacherai pas que c’est Michel Onfray et son dernier ouvrage «  le recours aux forêts » qui m’a inspiré cet article. La sortie de ce livre coïncide avec ce que je vis actuellement.

Parvenir à vivre en marge du monde tout en y participant est un défi qu’il me plaît de relever.

Enfin, « l’éloge de la fuite » ( Ah son prologue du voilier !!) de Laborit sonne comme le titre ultime, le résumé de ce qui précède.

Bien sûr, il ne s’agit pas d’une fuite du monde, et encore moins d’une fuite en avant. Il s’agit bien d’une démarche pacifique et pacifiste, un remède contre la violence des rapports humains.

Il ne s’agit pas de fuir le monde pour l’ignorer, mais pour mieux le connaître, en en s’éloignant pour mieux le voir.

Un dernier petit détail : le bateau dans lequel je vis s’appelle Déserts. Je ne suis pas responsable de son nom mais je crois qu’il me convient.

Et puis les marins utilisent le même mot  pour désigner les habitants de notre planète et ceux qui ne vivent de et avec la mer.

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