Volcan

Je reconnais que j’ai été tenté d’écrire un article sur ce volcan islandais qui aurait paraît-il  ramené l’humanité sur terre, à la réalité, qui aurait ralenti sa frénésie.

Et puis j’ai renoncé de rajouter un commentaire à des articles qui ont déjà tout dit . Alors….

Même si… finalement, je remercie ce volcan de m’avoir conforté dans mon choix de me tourner vers le monde de la voile, et de pouvoir  faire l’éloge de la lenteur. Lenteur que nous tentons de retrouver à travers des mouvements tels que le « slow food », mais paradoxalement, c’est  notre vitesse même de déplacement qui nous empêcherait de décider de ralentir, comme si cette vitesse devenue exponentielle, devenue incontrôlable ne nous demande plus de ralentir mais de faire une pause, au moins pour savoir où nous sommes : pour faire le point, terme au combien utile en navigation.

Et il est fort à parier que toutes les belles promesses faites par les décideurs planétaires de repenser notre monde  pendant cette semaine chaotique seront vite oubliées .

Nuages

voilà, Alain , je l’ai casé mon lien !!!

voyage au centre de la Terre

Je suis tenté de me perdre dans une exploration du temps , dans le temps, en passant par , livre où Etienne Klein nous parle du temps newtonien, entre autres… La question reste posée de savoir si c’est nous qui traversons le temps où , à l’inverse, c’est le temps qui nous traverse.

Mais puisque le temps , selon Newton, est une chose qui ne change pas alors qu’il est en évolution permanente, il serait de fait immobile. Voire inexistant.

Ce voyage du temps, dans le temps me rappelle, ce soir là où, alors que je rentrais chez moi, le vent froid me traversait de part en part, l’hiver ne voulant pas en finir de terminer, moi qui ne me  suis pas habitué à vivre en dessous de 25 °;  et ce soir là, je ne savais plus si c’est moi qui traversait l’air en me déplaçant, ou bien si l’air en me traversant me transportait vers le port. Je glissais sur lui comme un train sur ses rails : de fait les rails de chemin de fer deviennent la représentation du temps, non pas qui passe, mais sur lequel on passe .

Garder les pieds sur terre tout en ayant la tête dans les nuages : voilà l’objectif que me rappelle le volcan islandais, tout comme celui de m’isoler, vivre seul dans  » ma grotte » mon  » désert » sans renoncer à une vie sociale.

La recherche du paradoxe, de la distorsion pour arriver au point zéro : le chemin à suivre n’est pas celui qui va du magma aux nuages, mais des nuages vers le coeur de la Terre. C’est tout de même beaucoup plus intéressant

Restons-en à Jules Vernes qui s’amuse à visiter les volcans islandais et voyager au centre de la Terre, du Temps et notre Histoire plutôt que de vouloir extrapoler sur les conséquences de ce que nous venons de vivre : nous l’avons déjà oublié et faisons comme si ce la n’avait pas eu lieu.

Comme lors de toutes les crises, les plus graves généralement, nous fermons les yeux en nous disant que ça ira mieux demain, parce que nous avons trouvé une solution, et la technologie nous sauvera perpétuellement .

Et qui sait, nous verrons bien, seul l’avenir, toussitoussa….

Laissons filer le train sur les rails du temps, nous avons pris un billet pour une gare que nous ne connaissons pas encore, nous ne savons pas combien de kilomètres encore ni combien de temps il nous reste de voyage : regardons le paysage défiler et engageons la conversation avec les autres passagers, cela nous aidera à faire passer le temps.

We’re trying for something that’s already found us. hour of magic





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