Il ya des évènements auxquels il est difficile d’échapper, surtout  quand on habite en Espagne, à Barcelone et qu’on est entouré d’Italiens…

de gauche à droite : Marco, qu’on appelle également Ziba, moi, Cristiano, Cristian et Maïte (des voisins, espagnols,catalans pour être précis), Giuseppe (  Beppe).

Amélie, qui prend la photo est franco-danoise, Sergio italien arrivera plus tard et Luca jamais, on le retrouvera plus tard.

Ça nous fait un petit florilège d’équipes participant au Mondial. J’ajouterai que je me suis souvenu récemment de mon ascendance suisse 😉

Mais enfin, comme vous pouvez le constater sur la photo, notre coupe à nous, ou plutôt nos coupes à nous n’ont pas grand choses à voir avec celle qui nous casse les ….oreilles en ce moment .

Nos coupes, qui sont en réalité des flûtes ( et non pas des vuvuzelas!!!!)

Enfin, nous sommes allé voir Italie-Nouvelle-Zélande, je pronostique  un bon  4-0 pour la Squadra Azzura..

Comme il est de bon ton de se chamailler en toute amitié et que le score à la mi-temps ne laissait rien présager d’une victoire italienne je suis allé m’habiller en noir et tenté de fait un semblant de haka

Le bar était plein d’italiens, je n’ai pas pu m’empêcher, désolé 😉

Selon le précepte « un français est un italien de bonne humeur » et qu’une coupe du monde n’en est pas vraiment une sans le « Classico » France-Italie, je souhaite vraiment leur qualification .

M’enfin, le classico n’aura pas lieu, et ce n’est pas la faute de nos amis italiens…

Les Bleus ?

Ne parlons pas des choses qui fâchent, d’ailleurs je préfère le Rugby, mais si les sud-africains viennent d’infliger un 47-12 au XV de France, nous aurons notre France Argentine samedi prochain, nous

Gli Azzurri ?

Ben euh….. ( mise à jour 24 juin)

Et en bonus ce petit texte de Pierre Desproges :


Voici bientôt quatre longues semaines que les gens normaux, j’entends les gens issus de la norme, avec deux bras et deux jambes pour signifier qu’ils existent, subissent à longueur d’antenne les dégradantes contorsions manchotes des hordes encaleçonnées sudoripares qui se disputent sur le gazon l’honneur minuscule d’être champions de la balle au pied. Voilà bien la différence entre le singe et le footballeur. Le premier a trop de mains ou pas assez de pieds pour s’abaisser à jouer au football.

Le football. Quel sport est plus laid, plus balourd et moins gracieux que le football ? Quelle harmonie, quelle élégance l’esthète de base pourrait-il bien découvrir dans les trottinements patauds de vingt-deux handicapés velus qui poussent des balles comme on pousse un étron, en ahanant des râles vulgaires de boeufs éteints. Quel bâtard en rut de quel corniaud branlé oserait manifester sa libido en s’enlaçant frénétiquement comme ils le font par paquets de huit, à grand coups de pattes grasses et mouillées, en ululant des gutturalités simiesques à choquer un rocker d’usine ? Quelle brute glacée, quel monstre décérébré de quel ordre noir oserait rire sur des cadavres comme nous le vîmes en vérité, certain soir du Heysel où vos idoles, calamiteux goalistes extatiques, ont exulté de joie folle au milieu de quarante morts piétinés, tout ça parce que la baballe était dans les bois ?

Je vous hais, footballeurs. Vous ne m’avez fait vibrer qu’une fois : le jour où j’ai appris que vous aviez attrapé la chiasse mexicaine en suçant des frites aztèques. J’eusse aimé que les amibes vous coupassent les pattes jusqu’à la fin du tournoi. Mais Dieu n’a pas voulu. Çà ne m’a pas surpris de sa part. Il est des vôtres. Il est comme vous. Il est partout, tout le temps, quoi qu’on fasse et où qu’on se planque, on ne peut y échapper.

Quand j’étais petit garçon, je me suis cru longtemps anormal parce que je vous repoussais déjà. Je refusais systématiquement de jouer au foot, à l’école ou dans la rue. On me disait : «Ah, la fille !» ou bien : «Tiens, il est malade», tellement l’idée d’anormalité est solidement solidaire de la non-footabilité. Je vous emmerde. Je n’ai jamais été malade. Quant à la féminité que vous subodoriez, elle est toujours en moi. Et me pousse aux temps chauds à rechercher la compagnie des femmes. Y compris celles des vôtres que je ne rechigne pas à culbuter quand vous vibrez aux stades.

Pouf, pouf.

Pierre Desproges

16 juin 1986. Extrait de « Chroniques de la haine ordinaire »
aux éditions Points catégorie Virgule page 163-164.

Terriens

Renoncer à  la notion d’humanité. Nous sommes des terriens. Même les marins.Tout ce qui vit sur terre a le droit au respect

Et un grand salut à Eric Lange

ONB

Pour finir en musique, un clin d’oeil « coupe du monde » à ceux qui ne se sont pas qualifiés….



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