Je suis tombé sur ce passage d’un des longs monologue de Lébédev  dans « l’Idiot » de Dostoievski  que je trouve terriblement d’actualité.

La littérature du 19e siècle aide  à comprendre le 20e ce qui, par ricochet nous permet de comprendre notre actualité.

« Montrez-moi donc quelque chose qui approche de cette force dans notre siècle de vices et de chemins de fer » ; je dis « dans notre siècle de vices et de chemins de fer » parce que je suis ivre mais véridique. Montrez-moi une idée exerçant sur l’humanité actuelle une action qui ait seulement la moitié de cette force-là. Et osez dire après cela que les sources de vie n’ont pas été affaiblies, troublées sous cette «  étoile » (sic), sous ce réseau dans lequel les hommes se sont empêtrés. Et ne croyez pas m’en imposer par votre prospérité, par vos richesses, par la rareté des disettes et par la rapidité des moyens de communication !

Les richesses sont plus abondantes, mais les forces déclinent ; il n’y a plus de pensée qui crée un lien entre les Hommes ; tout s’est ramolli, tout a cuit et tous sont cuits ! oui, tous, tous, tous nous sommes cuits ! …

Le prince Mychkine est-il un malamati ?


Publicités